Education : les étudiants en plein flou sur la poursuite de leurs études

À Amiens (Somme), la vie de Charlie Henonin a basculé il y a trois mois quand, après une première année en arts plastiques impossible à suivre, il a renoncé à ses études. "Je n’y arrivais pas, c’était complètement déshumanisant, explique-t-il aux journalistes de France Télévisions. On était devant nos écrans huit heures, parfois dix heures par jour, c’était infernal." Il renonce alors à sa passion du dessin, et suit une mission de service civique dans une école, en attendant de passer le concours d'éducateur spécialisé. "Pourquoi moi je n’y arrive pas ? Pourquoi moi ça me paraît insurmontable ?", se demande le jeune-homme, qui réalise tout de même ne pas être "le seul à qui ça arrive". De nouvelles formations Le cas de Charlie Henonin n’est pas isolé, même si les universités ont repris un semblant d’activité depuis la mi-janvier. À Lyon (Rhône), des étudiants en première année de droit, fragilisés par les cours à distance, repartent à zéro en quête d’une nouvelle formation. "Pour tout le monde, c’est compliqué", confie l’une d’elles. "Ça fait du bien de revoir des gens", raconte une autre. La crise sanitaire ayant bousculé les certitudes, l’avenir reste néanmoins flou. "On a l’impression de faire des études, mais pourquoi ? On ne sait pas si on aura un métier", confie une étudiante. Bastien, 23 ans, a fait son choix : bien qu’en sixième année, il a arrêté la prestigieuse école des ponts et chaussées pour signer un CDD et se réjouit d’être "beaucoup plus acteur" dans son activité.