Edouard Philippe plaide pour la vaccination obligatoire (et prend ses distances avec Emmanuel Macron)

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Édouard Philippe sur le plateau de France 2 ce mercredi 5 janvier (Photo: Capture France 2)
Édouard Philippe sur le plateau de France 2 ce mercredi 5 janvier (Photo: Capture France 2)

POLITIQUE - Alors que le chef de l’État a ”“très envie d’emmerder les non-vaccinés”, son ancien Premier ministre estime que le débat aurait pu être posé autrement. Comment? En optant pour la vaccination obligatoire. C’est du moins ce qu’Édouard Philippe a déclaré ce mercredi 5 janvier sur France 2, alors que la déclaration fracassante d’Emmanuel Macron embrase la classe politique, au point d’avoir provoqué la suspension de l’examen du texte portant sur le pass vaccinal.

“L’idée, c’est que le président de la République, comme beaucoup de Français, souhaiterait que tous ceux qui ont un schéma complet, qu’ils l’aient fait par conviction ou par une certaine d’obligation ou d’incitation, ne subissent pas les contraintes et le contrecoup dû au fait qu’entre 8 et 10% de la population française refuse de se faire vacciner”, a décrypté le maire du Havre, qui partage “bien volontiers” cette idée.

Pour autant, l’ancien chef du gouvernement -sans trop s’épancher sur le langage “familier” utilisé par le chef de l’État- pense que derrière cette polémique, “se pose la question de la vaccination obligatoire”. Une hypothèse sur laquelle l’exécutif a jusqu’ici toujours refusé de miser. “Se pose la question de savoir s’il faut inciter à la vaccination, et rendre la vie plus compliquée à ceux qui ne voudraient pas se faire vacciner, ou s’il faut assumer la vaccination obligatoire”, a poursuivi Édouard Philippe, penchant donc pour la seconde option.

“Au moment où en est, je suis plutôt favorable à la vaccination obligatoire”, a-t-il insisté, dans ce qui sonne comme une prise de distance avec la stratégie de l’exécutif, qui préfère une “obligation vaccinale déguisée” à une obligation réelle. Dans Le Parisien ce mercredi, Emmanuel Macron a d’ailleurs balayé cette idée d’un revers de main.

“Comment on le contrôle et quelle est la sanction? C’est ça, le vrai sujet. Je vais forcer des gens à aller se faire vacciner? Les emprisonner et puis les vacciner? Vous allez me dire: ‘vous êtes quelqu’un de bizarre vous… ’ On ne fera pas ça. Leur mettre des amendes? Si j’ai des gens très modestes qui ne sont pas vaccinés, je vais leur mettre 1000 euros, 2000 euros, d’amende?”, a interrogé le chef de l’État. Ce à quoi Édouard Philippe a répondu à distance: “je préférerais qu’on se pose la question collectivement, y compris sur le plan législatif, mais qu’on pose le principe d’une vaccination obligatoire”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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