EDITORIAL. Réchauffement climatique et variant Delta, une rentrée sous épées de Damoclès

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Climatologues ou météorologues, virologues ou épidémiologistes, ils leur faut poursuivre leurs recherches et les doubler d'informations vers le grand public, estime Dominique Leglu dans son éditorial pour le numéro de rentée de Sciences et Avenir - La Recherche.

L'éditorial de Dominique Leglu est extrait de .

Pas question pour les scientifiques de se reposer cet automne, même après un été chargé. Climatologues ou météorologues, virologues ou épidémiologistes, il leur faut poursuivre leurs recherches et les doubler d’informations vers le grand public. Tel est l’air du temps. Ce à quoi Sciences et Avenir se consacre aussi sans relâche, car les sujets brûlants ne manquent pas. Au premier rang, le climat, en alerte rouge. Thomas Pesquet, depuis la Station spatiale internationale, après avoir joué la Marseillaise sur son saxophone et , s’est même vu enrôlé comme témoin oculaire de la chose.

À travers les hublots de l’ISS

Nés des incendies ravageant Sibérie, Californie, Grèce, Turquie, Algérie, Maroc..., des panaches de fumée jaunâtre qui atteignent jusqu’au pôle Nord ont été photographiés par notre astronaute vedette, en orbite à 400 km d’altitude. Après la publication début août du premier volet du , on aura compris que . Le thermomètre de la planète affiche aujourd’hui 1,1 °C de plus qu’avant l’ère industrielle, avec promesse d’un cortège d’événements extrêmes — dômes de chaleur, typhons et pluies diluviennes.

Le GIEC comme Sisyphe

Le rapport scientifique du GIEC — le dernier remonte à 2013 — est sans appel : le changement, c’est maintenant. Chaque dixième de degré compte. Si les injections de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère se poursuivent comme aujourd’hui, il fera 2 °C de plus d’ici à vingt ou trente ans. La perspective d’un dérèglement climatique majeur devrait être au cœur des discussions de la COP26, à Glasgow, en novembre. On doute cependant que soient prises des décisions de baisse immédiate des émissions, de la Chine aux États-Unis, en passant par l’Inde — pays qui, à eux trois, contribuent pour moitié aux rejets mondiaux de GES. Le GIEC, tel Sisyphe et son rocher, doit pousser et pousser encore ses chiffres pour que l’insécurité environnementale incite les États à passer à l’action.

Et toujours le variant[...]

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