EDITO. Xavier Bertrand ne veut pas de primaire mais il ressemble à un candidat à une primaire

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Vous revenez sur l'un des faits politiques de la semaine : l'annonce par Xavier Bertrand de sa candidature à l'élection présidentielle. Drôle de calendrier, dîtes-vous… Pourquoi?
D'abord c'est étrange de se présenter à une élection quand on est en campagne pour une autre - il brigue sa réélection dans la région des Hauts-de-France et ce ne sera pas forcément facile : la gauche est unie contre lui… alors que c'est avec les voix de la gauche qu'il a battu Marine Le Pen en 2015. C'est étrange aussi de se présenter quand les Français sont absorbés par l'épidémie, qu'ils se demandent si on va être confinés - ça ne semble pas la priorité du moment. Et puis c'est surtout curieux de se déclarer quand on l'a déjà fait plusieurs fois. Il l'a déjà dit, Xavier Bertrand qu'il voulait être, qu'il serait, qu'il se préparait à être candidat. On avait compris. Donc ça ne passe pas inaperçu - la preuve, je vous en parle - mais ça ne crée pas vraiment un choc. Ce n'est pas un non-événement, mais c'est un non-avènement.

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Il se réclame du gaullisme social mais il cogne comme un sourd sur la sécurité. Ça ressemble plutôt à du chiraquisme brutal…

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Alors qu'est-ce qui explique d'après vous le choix de ce moment - et sur le fond, quelle est la stratégie du candidat Bertrand? 
D'abord, je crois qu'il s'inquiétait d'un report des régionales - c'est un scénario qui existe. Si elles avaient lieu en septembre, ça ferait court pour enchaîner sur la présidentielle ; donc il se dit qu'en l'annonçant dès ma...


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