EDITO. Vaccination contre le Covid-19 : le gouvernement devra éviter la contagion de la défiance

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Bonjour Hervé Gattegno. Pour votre dernier édito de l'année, vous revenez sur la campagne de vaccination contre le Covid-19, qui débute dimanche. L'enjeu sanitaire est évident ; est-ce qu'il y aussi dans cette opération un enjeu politique?
Oui, parce que c'est au gouvernement d'organiser la vaccination, et que c'est un immense défi logistique ; il faut stocker et acheminer des millions de doses, et définir des populations prioritaires – ça ouvre forcément des débats. Oui aussi parce que le jugement des Français sur les phases précédentes de la gestion de la pandémie a été plutôt négatif : la controverse sur les masques a fait des dégâts, le traçage a été une débâcle ; et globalement, tout ce qui a marché (notamment dans les hôpitaux) a été mis au crédit des soignants et tout ce qui a échoué, au débit des politiques. Le résultat, c'est qu'au moment où une partie essentielle se joue avec la vaccination, le gouvernement a décidé de se faire très discret, presque de raser les murs. Comme si le fait de voir les ministres au premier plan risquait de dissuader les gens de se faire vacciner. Donc c'est une autre forme de contagion qu'il faut éviter : la contagion de la défiance.

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La conséquence, c'est qu'en France, la vaccination ira moins vite parce que la phase de recueil du consentement sera plus longue que partout ailleurs 

 

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Justement, vous publiez dans le JDD dimanche matin une étude de l'institut BVA qui montre que parmi les plus grands pays du monde, la France est l'un de ...


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