EDITO. Aux régionales, En Marche peut poursuivre la recomposition... ou assister à sa propre décomposition

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Bonjour Hervé Gattegno. C'est lundi que s'ouvre vraiment la campagne pour les élections régionales. On s'est peu intéressé à ce scrutin jusqu'à présent. Pour vous, c'est pourtant un enjeu politique très important. Lequel?
Un enjeu et même des enjeux. D'abord, c'est une première étape vers le retour à une vie démocratique normale. L'élection (qui est couplée avec les départementales) a été repoussée de trois mois, il y aura encore des contraintes sanitaires, les villes ont du mal à trouver des assesseurs ; mais c'est le retour du débat politique et nous sommes à un an de la présidentielle, ce sera la dernière mesure du rapport de forces avant l'élection de 2022. Donc tous les partis jouent gros, à commencer par celui d'Emmanuel Macron, LREM, et celui de Marine Le Pen, le RN. Ce sont les deux favoris pour l'an prochain et ni l'un ni l'autre ne contrôlent une seule région - le RN peut espérer en conquérir, pas LREM. Donc on peut dire que Marine Le Pen a quelque chose à gagner, et qu'Emmanuel Macron a quelque chose à perdre.

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Les Républicains et le PS sont mieux armés pour cette élection

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Si la République en Marche ne peut pas remporter une seule région, quel bénéfice peut espérer engranger le parti du président dans ce scrutin?
On l'a compris avec ce qui s'est passé dans la région Sud : ce qu'espère Emmanuel Macron, c'est que la recomposition politique sur laquelle il parie va se poursuivre. Et il veut y prendre sa part : c'est ce qui explique que 13 ministres soient candidats...


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