EDITO. La réforme des retraites a déjà fait beaucoup de perdants.

Bonjour Hervé Gattegno. Edouard Philippe a annoncé samedi qu’il retirait l’âge pivot de la réforme des retraites, la CFDT parle de compromis, la conférence sur l’équilibre financier du système va se tenir… Est-ce qu’on est, enfin, tout près d’un accord sur la réforme des retraites?
Ça y ressemble fort. Il ne faut pas se laisser abuser par la théâtralité : vendredi l’annonce du Premier ministre tout sourire, aussitôt après les sourcils froncés des syndicalistes et puis samedi la lettre du Premier ministre et les communiqués louangeurs de la CFDT et de l’UNSA…La réalité, c’est qu’il y a eu un deal, un compromis, entre Edouard Philippe et les syndicats que l’on dit "réformistes". Il a retiré l’âge pivot, qui était le point bloquant, et en échange, Laurent Berger et quelques autres ont accepté eux, le principe d’un système de retraite dont l’équilibre financier sera garanti et inscrit dans la loi. Ça veut dire qu’ils ont fait un pas l’un vers l’autre. Tout n’est pas réglé mais le plus dur est fait.

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Tout de même, est-ce qu’en retirant le fameux âge pivot à 64 ans, dont il avait fait un enjeu essentiel, Edouard Philippe ne subit pas une défaite politique? Il a été obligé de céder…
On jugera cela à la fin. Si la réforme se fait, ce sera une victoire – et principalement pour lui parce que c’est vraiment lui qui a négocié, et on peut même penser qu’il avait plus d’atouts qu’Emmanuel Macron po...


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