EDITO. Macron propose le refus du relâchement en échange du refus du confinement

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Le Président a donc finalement décidé de ne pas reconfiner le pays - en tout cas pour l'instant - alors que toute la semaine on a pensé le contraire. D'après vous, est-ce que c'est d'abord une décision politique ou une décision sanitaire? 
C'est forcément les deux à la fois ; je dirais que c'est le choix très politique face aux prémices d'un espoir sanitaire. Pour la première fois depuis longtemps, et malgré toutes les alertes depuis l'apparition du variant anglais, Emmanuel Macron a vu quelques évolutions positives dans ce que lui montraient les experts. Alors il s'est dit qu'il y avait un coup à tenter. Donc il a inventé le "dé-reconfinement" : pas de fermeture générale comme en mars, mais des restrictions plus sévères qu'en novembre, avec la fermeture des grands magasins et des frontières, et le maintien du couvre-feu. Ça signifie qu'on ne prononce pas le mot qui fâche, mais qu'en réalité tout est prêt pour reconfiner s'il le fallait : le cran suivant, ce serait la fermeture des écoles. Emmanuel Macron ne parle plus des "jours meilleurs", il se (nous) prépare au pire. 

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Si je vous entends bien, ça veut dire qu'on va encore se demander dans les jours qui viennent si le reconfinement est pour demain?
C'est tout à fait probable, et au fond, c'est logique. L'épidémie provoque des sursauts qu'on n'arrive pas à anticiper, donc c'est difficile de reprocher aux gouvernants de naviguer avec vue - sauf pour les démagogu...


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