EDITO. Explorer l'espace. Le nouveau Sciences et Avenir - La Recherche est à retrouver chez vos marchands de journaux

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Plus vite, plus loin ! L'édito de Carole Chatelain, directrice de la rédaction de Sciences et Avenir - La Recherche, pour le numéro daté septembre 2021, disponible dès aujourd'hui chez tous les marchands de journaux.

"Voyageur ! voyageur ! Quelle est notre folie !", lançait Victor Hugo, insatiable arpenteur, dans À un voyageur (1829). Quelle est effectivement cette folie qui nous pousse depuis les origines à aller toujours plus loin ? D’abord en voulant admirer l’horizon juste derrière les collines puis — depuis que nous commençons à en avoir la possibilité technique — en espérant atteindre les planètes au-delà de la nôtre. Voyageur terrestre, voilà que nous nous transformons en voyageur intergalactique ! Et ce ne sont pas les milliardaires Jeff Bezos, patron d’Amazon et Richard Branson, P-DG de Virgin Galactic, qui diront le contraire, eux qui viennent — coup sur coup — cet été de réaliser les premières envolées "touristiques" suborbitales.

Sauts de puce

Certes, pour l’heure, il ne s’agit que de sauts de puce, à quelques encablures à peine de notre plancher des vaches pour la somme astronomique de 450.000 dollars le billet (Virgin), mais se pourrait-il qu’un jour nous allions beaucoup plus loin ? Elon Musk, autre milliardaire américain fondateur de SpaceX, envisage déjà quant à lui d’expédier une centaine de colons sur Mars dans les décennies qui viennent.

"Ne bridons pas notre imagination !"

Voyager loin, certes, mais comment ? La vitesse de nos moyens de propulsion actuels étant — toutes proportions gardées — équivalente à celle d’un escargot, il nous faudrait 1170 siècles pour atteindre Proxima du Centaure, l’exoplanète la plus proche de notre Terre, rappelle l’astrophysicien Roland Lehoucq (p. 26) ! Mais à peine... 4,3 ans si nous pouvions grimper dans un véhicule fonctionnant grâce à la distorsion de l’espace-temps ! Et nous irions pique-niquer sur Mars en 7 minutes à peine si nous pouvions disposer d’un moteur à antimatière... "Ne bridons pas notre imagination !", implore Jacques Arnould, expert éthique au Centre national d’études spatiales (Cnes) qui ne voit pas de limites à nos rêves. Car ces explorations pour l’heure théoriques posent de réelles questions dont les répo[...]

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