EDITO. Covid-19 : l'échec principal du gouvernement est de ne pas avoir pu convaincre les Français

·1 min de lecture

Bonjour Hervé Gattegno. Le Parlement a voté samedi la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février 2021, qui donne des pouvoirs étendus au gouvernement pendant l'épidémie de Covid-19. De plus en plus de voix s'élèvent pour déplorer une situation anormale. Est-ce que c'est votre avis?
D'abord, est-ce que l'état d'urgence se justifie? Incontestablement, il y a une situation d'urgence avec la 2e vague de l'épidémie et le risque à nouveau d'un engorgement des hôpitaux. Donc c'est oui. Ensuite, est-ce que c'est une situation anormale? Par définition, oui, puisque l'état d'urgence, c'est une mise entre parenthèses de certaines libertés – de se déplacer, de se réunir, de diner au restaurant… Mais il ne faut pas oublier deux points : le gouvernement propose, c'est le Parlement qui vote – et nos députés continuent de siéger, ce qui montre que la démocratie continue de fonctionner. Et puis cette "anormalité" dont on parle, elle est en réalité "normée" puisque l'état d'urgence est prévu par les textes. Donc c'est plutôt une période exceptionnelle qu'une situation anormale.

D'accord mais le débat parlementaire, qui a été un peu orageux, montre qu'il n'y a pas d'unanimité sur les moyens attribués à l'exécutif. Est-ce qu'on pourrait s'en dispenser?
Aucune politique n'est obligatoire, c'est un choix. Nous avons un code de santé publique qui prévoit qu'en cas d'épidémie, le ministre de la Santé peut prendre des mesures, y compris des restrictions de libertés. Donc l'état ...


Lire la suite sur LeJDD