EDITO. Castex a un petit côté 4e République, mais il incarne une forme de bon sens provincial

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Bonjour Hervé Gattegno. Ce matin, vous nous parlez d’un fait politique de la semaine que vous avez jugé significatif : le coup de colère de Jean Castex au Sénat, jeudi, quand il a reproché à ses opposants de dire tout et son contraire. Pourquoi c’était important?
J’y ai vu le signe que Jean Castex trouve son registre, qu’il gagne en assurance. La colère rend plus naturel – et là, il s’est vraiment énervé, il en a même failli perdre son masque. Ce qui l’a indigné, ce sont en effet les attaques de la droite et de la gauche, sur le thème : il fallait aller plus vite, on a perdu du temps pour confiner, etc. Jean Castex a eu raison de rappeler que les mêmes qui crient aujourd’hui exigeaient il y a quelque semaines qu’on rouvre les cafés, les facultés et les boites de nuit. Et pour ce qui est du manque de lits de réanimation, c’est un problème qui est évidemment ancien, et on n’a pas entendu hurler tous ces élus sous les présidences de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy. Personne ne pense que le gouvernement actuel fait tout bien, qu’il a les bonnes réponses à toutes les questions. Mais enfin, s’il restait des doses de vaccins contre la mauvaise foi, je crois qu’on en aurait l’usage dans les partis politiques…

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Vous dites que le Premier ministre a trouvé son registre : comment le définiriez-vous ce registre de Jean Castex?
Une forme de simplicité vigoureuse, ou d’autorité bonhomme, comme on veut. C’es...


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