EDITO. Barack Obama était un anti-Trump par anticipation

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Bonjour François Clemenceau, rédacteur-en-chef international du JDD. Vous publiez ce matin en exclusivité des extraits des Mémoires de Barack Obama qui sortiront en France et dans le monde mardi. Vous avez couvert la campagne Obama en 2008 puis les débuts de sa présidence et vous avez eu la chance de lire ce livre avant tout le monde. Qu'en retenez-vous?
J'en retiens que Barack Obama n'a pas vraiment changé. L'épreuve du pouvoir, ce double mandat de huit ans, n'a fait que le renforcer dans cette idée majeure qu'il avait exprimé avec force lors de la Convention démocrate de Boston en 2004, à savoir que la politique est une question d'idéal mais surtout de capacité à parvenir à des compromis au service de ce qu'on appelle l'intérêt général. Entre les promesses qu'il avait faites en 2008, par exemple pour la réforme de l'assurance santé, le pouvoir lui a appris qu'on n'impose rien par sa seule volonté. A l'époque, il avait pourtant la majorité à la Chambre et au Sénat, mais il a bien compris qu'il fallait à la fois composer avec son aile gauche et avec les républicains modérés. Sa réforme, il a fait en sorte qu'elle s'installe progressivement sur un calendrier qui irait jusqu'au bout d'un éventuel deuxième mandat. Finalement, il le raconte dans ses mémoires, cette réforme majeure de l'histoire contemporaine aux Etats-Unis a été adoptée à cinq voix près à la Chambre et sur le fil au Sénat. A-t-il eu tort de chercher à négocier, aurait-il pu passer en force? En tout cas, cette ...


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