Eddy de Pretto : "J’ai le pouvoir d’accepter des choses que je n’aurais jamais pu accepter auparavant"

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Qu’est-ce qui a changé en vous entre votre premier et votre deuxième album ?

Eddy de Pretto : J’ai le pouvoir d’accepter des choses que je n’aurais jamais pu accepter auparavant. La possibilité d’assumer des traits inavouables, des blessures et des stigmates que je pensais ne jamais pouvoir transformer en quelque chose de positif. Cet album est bien plus lumineux que le premier, plus tourné vers l’autre. Avant, on m’appelait Cœur de pierre. Recevoir tout cet amour après mon premier album m’a permis de m’ouvrir un peu plus.

C’est un album qui transpire l’acceptation. Vous êtes d’accord avec ça ?

Complètement. Sur le premier album, je me demandais si je devais faire semblant, porter des masques, faire comme tout le monde pour me fondre dans la masse. Sur A tous les bâtards, je tente d’avancer avec ce que j’ai.

Qui sont tous ces bâtards qui donnent leurs noms à votre album justement ?

Ce sont les bizarres, les étranges, les reclus, les parias. Cet album dit qu’on peut transformer ces injures en une force qui fait avancer plutôt que détruire. C’est une putain de belle chose aujourd’hui d’être différent.

Différent serait-il le nouveau normal ?

C’est ce qui est en train de se passer, oui. Dans les médias les plus généralistes, on voit des personnalités queer, grosses, homo, black s’afficher en une, avec une force de discours qu’on a envie d’écouter et de suivre. C’est la revanche du "boloss&... Lire la suite sur Télé 7 Jours

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