Ecoutes : la Maison Blanche rétropédale

Libération.fr

Barack Obama a-t-il placé sur écoute la Trump tower ? Lundi, la Maison Blanche a fait marche arrière après les accusations explosives lancées le 4 mars par Donald Trump dans une série de tweets. «Terrible ! Je viens d’apprendre qu’Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la Trump tower, juste avant la victoire. Rien n’a été trouvé. C’est du maccarthysme !»

«Il ne pense pas vraiment que le président Obama est venu et a mis sur écoute son téléphone personnellement», a précisé lundi le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer. «Il se référait aux activités de surveillance en général pendant la campagne de 2016», a-t-il ajouté. Dimanche, la conseillère Kellyanne Conway avait pourtant suggéré que l’espionnage aurait pu aller bien plus loin que les simples écoutes téléphoniques dans une interview à The Record. «Il y a plusieurs façons de surveiller quelqu’un malheureusement. Vous pouvez surveiller quelqu’un à travers les téléphones, les écrans de télévision» et même «les fours à micro-ondes qui peuvent être transformés en caméras». Des propos «sortis de leur contexte», a ensuite affirmé la spécialiste des «faits alternatifs». «Je répondais à une question sur la surveillance en général», a avancé Conway, lundi, sur CNN. «Mon travail n’est pas de fournir des preuves, c’est ce à quoi servent les enquêtes.»

Dimanche, le sénateur républicain John McCain avait appelé le Président à apporter les preuves de ses accusations. «Il a deux options, se rétracter ou fournir l’information que le peuple américain mérite, déclarait-il dans une interview à CNN. Tout ce qu’il a à faire, c’est de prendre son téléphone, appeler le directeur de la CIA, le directeur du renseignement national, et dire "OK, que s’est-il passé ?"»

Le département de la Justice devra fournir une quelconque preuve avant le 20 mars, date à laquelle le comité du renseignement de la Chambre des représentants doit aussi examiner les possibles ingérences russes dans l’élection présidentielle de 2016 et les (...)

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