Le niveau de CO2 dans l'atmosphère a augmenté de 50% depuis l'ère pré-industrielle

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Le taux de CO2 dans l'atmosphère ne cesse de croître à un rythme alarmant (REUTERS/Peter Andrews/Files)

En l'espace de deux siècles et demi, l'activité industrielle a profondément transformé la composition de l'atmosphère terrestre.

Un chiffre qui donne le vertige. Dans un communiqué publié ce lundi, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) a annoncé avoir enregistré un nouveau pic de présence de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère. 

Mesuré à 419 parties par million (ppm), le taux de CO2 dans l'atmosphère terrestre en mai 2021 est ainsi le plus haut jamais enregistré depuis 1958, date du début des mesures mensuelles à la base de Mauna Loa (Hawaii, Etats-Unis) par le scientifique Charles David Keeling.

"Un nouveau point de référence, et pas dans le bon sens du terme"

Selon NBC News, le climatologue Pieter Tans, du laboratoire de veille mondiale de la NOAA, a calculé que le taux de CO2 dans l'atmosphère a augmenté de 50% depuis l'ère pré-industrielle. Plusieurs études bioarchéologiques ont en effet montré qu'avant le XVIIIe siècle, ce taux était stable à 280 ppm. 

Depuis 250 ans, l'activité industrielle n'a donc cessé de faire croître ce taux dans des proportions alarmantes, d'autant que l'impact délétère sur l'environnement de la pollution par le CO2 est désormais bien identifié. "Atteindre un taux de dioxyde de carbone supérieur de 50 % à celui de l'ère préindustrielle constitue un nouveau point de référence, et pas dans le bon sens du terme", juge ainsi Natalie Mahowald, de l'Université de Cornell, citée par NBC News.

Réduire les émissions est indispensable pour "éviter un changement climatique catastrophique"

Le plus inquiétant reste cependant que cette augmentation semble prendre une trajectoire exponentielle, qui n'a quasiment pas été freinée par la crise du Covid-19. "Nous ajoutons environ 40 milliards de tonnes métriques de pollution au CO2 dans l'atmosphère par an, explique Pieter Tans dans le communiqué de la NOAA. C'est une véritable montagne de carbone que nous extrayons de la terre, brûlons et rejetons dans l'atmosphère sous forme de CO2, année après année."

Alors que les accords mondiaux sur les réductions des émissions de CO2 ne sont que très partiellement et occasionnellement respectés, le scientifique attire l'attention sur l'importance vitale d'un changement radical d'orientation, à l'échelle mondiale. "Si nous voulons éviter un changement climatique catastrophique, la priorité absolue doit être de réduire la pollution par le CO2 à zéro le plus tôt possible", affirme ainsi le climatologue.

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