"Ecole de la confiance": une réforme, six points de tension

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L'Assemblée vote l'instruction obligatoire dès l'âge de 3 ans

Cette nouvelle obligation entrera en vigueur dès septembre 2019.

Après le lycée, Jean-Michel Blanquer s'attelle à l'école. Instruction obligatoire dès 3 ans, refonte de l'évaluation, rôle étoffé des assistants d'éducation (surveillants)... L'Assemblée examine à partir de ce lundi le premier grand texte sur l'école du quinquennat Macron, qui crispe les syndicats et nourrit les critiques des oppositions.

Ce projet de loi "pour une école de la confiance", porté par le ministre de l'Education nationale, entend répondre à deux enjeux: "élever le niveau général des élèves" et promouvoir "la justice sociale".

Il est nécessaire "d'enclencher un cercle vertueux de confiance au sein du système éducatif, mais aussi dans la société grâce à l'école", fait valoir le ministre. 

Le devoir "d'exemplarité" des enseignants

Le texte est contesté dès son premier article, qui rappelle le devoir "d'exemplarité" des enseignants et le respect que doivent leur manifester en retour élèves et familles.

Des enseignants y voient une volonté de "museler" leur liberté d'expression, alors que des mouvements comme les "stylos rouges" ou #PasDeVague ont émergé fin 2018 sur les réseaux sociaux, dans le sillage des gilets jaunes, afin d'obtenir pour le premier, un meilleur statut des enseignants, et pour le second, dénoncer les violences scolaires.

Cette thématique est absente du texte, le gouvernement ayant récemment repoussé une nouvelle fois son plan contre les...

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