Ecole à la maison : "Il faudra se justifier sans cesse, c'est une régression", déplore l'association Créer son école

franceinfo
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Les députés se prononcent mardi 17 février en première lecture sur le projet de loi contre le "séparatisme". L'article qui a donné lieu aux débats les plus vifs est celui sur l'école à la maison. La réforme durcit ses règles en passant d'un régime de déclaration à un régime d'autorisation à la rentrée 2022. Une période de transition est prévue jusqu'à l'année scolaire 2024-2025. "On va passer d'un régime de liberté contrôlé à un régime d'interdiction à base de dérogations où il faudra se justifier sans cesse. C'est une régression", a estimé mardi sur franceinfo Anne Coffinier, fondatrice d’Educ France, présidente de l’association Créer son école.

franceinfo : Que pensez-vous de cette réforme ?

Anne Coffinier : Le gouvernement est pris dans une seringue de laquelle il n'arrive pas à sortir. Au début, il voulait littéralement interdire l'instruction en famille, il s'est rendu compte que c'était inconstitutionnel, que personne ne le voulait même au sein de son propre camp et finalement il fait une espèce de coquille qui ne va rien résoudre. C'est interdit sauf dérogation, mais il y a une liste de dérogations qui va générer énormément de contentieux et qui va faire régresser les libertés. Donc, ce n'est pas une amélioration, ce n'est pas une situation satisfaisante et cela sera attaqué au Conseil constitutionnel et je pense que l'on pourra gagner.

L'école à la maison sera autorisé en cas de situation propre à l'enfant. Est-ce que cela ne va pas correspondre à beaucoup de (...)

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