Echec de la fusion TF1-M6 : Qui pour reprendre le groupe de Nicolas de Tavernost ?

Abaca
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Qui veut épouser M6 ? Vendredi soir, un an et demi après avoir annoncé leur volonté de fusionner, les groupes Bouygues (TF1) et RTL Group (M6) ont officialisé l'abandon de ce rapprochement, avant même la décision finale de l'Autorité de la concurrence prévue le 17 octobre. Puisque "seuls des remèdes structurels concernant a minima la cession de la chaîne TF1 ou de la chaîne M6 seraient de nature à permettre l'autorisation de l'opération", les parties ont conclu "que le projet ne présentait plus aucune logique industrielle", ont-ils annoncé dans un communiqué commun.

Une course contre la montre

Ce mariage avorté est un lourd échec pour Bertelsmann, actionnaire majoritaire de RTL Group, qui possède 48,26% du groupe M6. Thomas Rabe, directeur général de Bertelsmann, avait déjà alerté, auprès du "Financial Times" fin août, des risques d'un raté de cette opération, estimant que cela créerait un précédent à l'échelle du continent qui pourrait entraver les diffuseurs européens dans leur bataille contre les services de vidéo à la demande américains comme Netflix, Amazon et Disney+.

A présent, la situation se complique pour le groupe M6 puisqu'il entre dans une course contre la montre. En novembre prochain, l'entreprise audiovisuelle de Nicolas de Tavernost doit se faire ré-attribuer ses fréquences ; son autorisation d'émettre s'arrête en mai 2023. Si cette réattribution a lieu, RTL Group sera contraint de garder le groupe M6 au moins...

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