Ece Temelkuran : "Le populisme de droite est l’enfant malade du néolibéralisme"

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Dans son dernier ouvrage « Comment conduire un pays à sa perte. Du populisme à la dictature»* la journaliste et écrivaine turque Ece Temelkuran rappelle combien cette tendance politique est difficile à combattre quand elle a pénétré les tissus d’une société et d’un Etat. Pour elle, aucun pays n’est aujourd’hui à l’abri de ce genre de dérives.

Marianne : Dans votre livre publié « Comment conduire un pays à sa perte. Du populisme à la dictature»*, vous décrivez le mécanisme de l’arrivée au pouvoir d’un système autoritaire, en vous appuyant sur les exemples turc, russe, hongrois, polonais et américain.. Et prévenez qu’aucun pays n’est à l’abri…Ece Temelkuran : Le populisme commence avec un homme politique qui fonde un mouvement, contre les partis traditionnels en déclin. Ensuite, pour se construire une identité forte, à contre-courant des partis mainstream, il tient des propos outranciers, et fait de l’immoralité et de la loi du plus fort la norme. Puis il devient autoritaire en s’attaquant aux dispositifs judiciaire et politique, tout en promettant aux masses exploitées de leur rendre leur fierté. En ce sens, le populisme de droite est l’enfant malade du néolibéralisme. Et Donald Trump en est une parfaite illustration.La non-réélection de Donald Trump, en novembre dernier, est-elle selon vous l’exception qui confirme la règle ou un bon signe pour l’avenir ?La dernière ligne de défense du système actuel contre le populisme autoritaire est le centrisme. En France, en...

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