Le «e», lettre de combat

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Certes, en français, et selon la doxa de l’Académie française (qui depuis sa fondation en 1634 n’a accueilli que huit académiciennes), le masculin l’emporte. Oui mais. N’en déplaise à certains, l’usage du féminin fut longtemps la norme, tant dans le vocabulaire que dans la grammaire. Ainsi, jusqu’au XVIIe, tous les noms de métiers et fonctions exercées par des femmes avaient leur féminin : doctoresse, charpentière, administeresse…

Une langue n’étant que le reflet de la société, de plus en plus d’institutions veillent désormais à ajouter un opportun «e» à des mots dans lesquels les femmes se retrouvent noyées. Exemple : les salarié(e)s, ou les salarié.e.s. Comme on voudra. Oui, le «e» est une lettre de combat. Que nous utilisons aujourd’hui dans ces pages. Bravant des règles compassées.



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