Trois ans après la mort de leur fille, contaminée par la bactérie E. coli en Turquie, ce couple continue de réclamer justice

Des parents en quête de réponses, trois ans après la mort de leur fille (Photo : Getty Images/iStockphoto) (Getty Images/iStockphoto)

À quelques semaines de son troisième anniversaire, la petite Allie était décédée des suites d'une infection provoquée par la bactérie E. coli.

Le temps n'a pas atténué la douleur, et a, à l'inverse, attisé le besoin de réponses. Trois ans après la mort de leur fille Allie d'une infection bactérienne, Katie Dawson et son compagnon, originaires du Nord de l'Angleterre, espèrent que la procédure qui s'ouvre le 17 mai prochain auprès de la justice britannique permettra enfin d'établir des responsabilités dans la tragédie qui les a frappés.

Toute la famille est tombée malade au cours de vacances en Turquie

Comme l'explique The Sun, le 27 juillet 2019, au retour de vacances familiales passées à Antalya (Turquie) et à quelques semaines de son troisième anniversaire, la petite Allie était tombée gravement malade et avait dû être hospitalisée. Les médecins avaient rapidement diagnostiqué qu'elle avait été infectée par la redoutable bactérie E. coli, tristement célèbre en France depuis le scandale des pizzas contaminées.

Victime de graves lésions cérébrales, la fillette avait alors été placée en coma artificiel, mais était finalement décédée quelques jours plus tard d'une "encéphalopathie et d'autres complications associées au syndrome hémolytique et urémique (SHU) dû aux toxines produites par E. coli", comme l'explique le rapport d'autopsie, cité par The Sun.

"Nous avons besoin de réponses"

Pour les parents d'Allie, il ne fait aucun doute que c'est au cours de leur séjour dans un centre de vacances d'Antalya que l'infection initiale s'est produite. "Nous sommes tous tombés malades à peu près au moment de nos vacances en Turquie, mais nous ne pensions pas une minute que cela se terminerait comme ça", indique Katie Dawson, citée par le quotidien britannique.

"Ces trois dernières années ont été les pires de ma vie, poursuit la mère de la défunte. J'ai encore du mal à accepter qu'Allie soit partie, car elle était si pleine de vie, c'était une petite fille si heureuse. Nos vies n'ont plus été les mêmes depuis lors et, bien que nous ne puissions pas revenir en arrière et changer ce qu'il s'est passé, nous avons besoin de réponses quant à la raison pour laquelle notre princesse nous a été enlevée. C'est le moins que nous méritons et nous espérons que l'enquête nous les fournira."

Une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la contamination

La procédure qui s'ouvre le 17 mai aura en effet pour but de déterminer avec précision dans quelles conditions la petite fille a été infectée. Selon le rapport préalable établi par la microbiologiste Vanya Gant, la souche d'E. coli qui a causé cette tragédie a en tout cas été "presque certainement acquise en Turquie", l'hypothèse principale étant évidemment que la contamination s'est produite au cours d'un repas.

"Bien que nous ne puissions pas changer la souffrance qu'ils ont dû endurer, nous sommes déterminés à les aider à obtenir les réponses qu'ils méritent et nous continuerons à les soutenir tout au long du processus d'enquête, affirme l'avocat du cabinet spécialisé dans le droit international qui représente les parents, cité par The Sun. Si, au cours de l'enquête, des problèmes sont identifiés, nous demandons également que des leçons soient tirées."

VIDÉO - Scandale Buitoni: une nouvelle plainte déposée après la contamination d'un petit garçon de 3 ans à la bactérie E.coli

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