Il dynamite les codes, popularise le mannequin atypique, métamorphose les stars : Jean Paul Gaultier, agitateur de mode

Manon Botticelli

Le maestro de la mode s'apprête à tirer sa révérence. Jean Paul Gaultier l'a annoncé sur les réseaux sociaux : son défilé haute couture du 22 janvier sera son dernier. Mais attention, ça ne veut pas dire que le couturier prend sa retraite !

"Il est toujours dans l'action", affirme Sophie de Champsavin, rédactrice en chef de Paris Modes à France Télévisions. "Quand il a arrêté le prêt-à-porter, il a continué des collaborations. Il s'est toujours intéressé à plein de choses et il a continué à créer." Cela reste un adieu que fait le couturier aux podiums haute couture, un univers qu'il n'a cessé de bousculer en cinquante ans de carrière.



Son premier mannequin : un nounours

Né en 1952 à Arcueil (Val-de-Marne) dans un milieu modeste, il a une relation privilégiée avec sa grand-mère, qui l'incite à exprimer sa créativité. "Le premier corset que j'ai vu de ma vie, c'était chez elle et c'est devenu obsessionnel", confie-t-il. Enfant, Jean Paul Gaultier s'amuse à habiller et maquiller son ours en peluche, Nana, qu'il affublera même de seins coniques.


Marqué par les spectacles des Folies Bergère, le petit Jean Paul dessine sur ses cahiers d'écolier des femmes costumées de plumes. "Pour le punir, la maîtresse a décidé de lui épingler son dessin dans le dos et de le faire marcher dans le (...)

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