Plus d'une personne sur cinq dans le monde subit une forme de violence au travail

© Getty Images/Image Source - Monty Rakusen

Plus d’une personne sur cinq est victime ou a été victime de violence et de harcèlement au travail, affirme l’Organisation internationale du travail. C’est la première fois que l’OIT fait une enquête de cette ampleur sur le sujet. Sans surprise, les femmes, les jeunes, les employés et les migrants ont plus de risques d’être parmi les victimes. Des victimes très souvent silencieuses par crainte de répercussions sur leur poste.

Le rapport distingue plusieurs formes de violence. La plus courante, la plus invisible aussi, c’est la violence psychologique, rapporte notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Un travailleur sur cinq à travers le monde y a été confronté à un moment ou un autre de sa carrière. Bien plus que la violence physique, elle touche un travailleur sur dix. Les hommes y sont beaucoup plus exposés, à l’inverse de la violence et du harcèlement sexuel qui concerne avant tout les femmes.

Mais encore faut-il le savoir, à peine la moitié des victimes de violence au travail parlent de leur souffrance à leurs collègues ou à leurs proches, explique la sous-directrice de l’OIT, Manuela Tomei : « Les victimes ne parlent pas parce qu’elles considèrent que ça ne sert à rien, ou alors que ça entachera leur réputation. Et c’est intéressant de voir que les hommes avouent moins facilement qu’ils ont subi des violences que les femmes. Ça montre bien que le sujet est encore tabou. Dans beaucoup de pays, il n’y a pas vraiment de loi contre ça. Et quand il y en a, les gens ne croient pas qu’elle les protégera ».

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