Les drones kamikazes, le nouveau joujou de Kim Jong-un
Les images, typiques de la propagande de Pyongyang, ont été rendues publiques le 26 août par l’agence centrale de presse coréenne (KCNA).
Au centre, naturellement, le dirigeant suprême, Kim Jong-un, avait pour l’occasion revêtu un costume blanc immaculé et une casquette de type “chef de gare” du meilleur effet.
Selon le quotidien de propagande Rodong Sinmun, “l’estimé camarade Kim a supervisé samedi 24 août un test de performance de deux petits véhicules aériens sans pilote” – il s’agit en réalité de drones kamikazes, censés exploser en s’écrasant sur leur cible.
Le dirigeant suprême a exhorté pour l’occasion son armée à intégrer l’intelligence artificielle dans le développement de ces “munitions rôdeuses”, comme on appelle aussi ce type d’engin.
L’agence KCNA, qui n’est pas à une absurdité près, diffuse volontiers les images de cette propagande, mais a flouté les drones, comme pour jeter un voile de secret sur ces armes.
NK News, un site d’information spécialisé sur la Corée du Nord, note malgré tout que l’un des deux drones “a été tiré à partir d’un tube, ses ailes se déployant ensuite, comme certains missiles antichars guidés russes”.
L’autre engin, muni d’ailes fixes, semble une réplique du drone de conception israélienne Harop.
“Il peut voler sur une distance de plus de 1 000 kilomètres”, selon Cho Sang-keun, de l’Institut supérieur de science et de technologie de Corée du Sud.
Selon KCNA, les deux drones “ont volé sur des itinéraires définis et ont tous identifié et détruit leur cible avec précision”.
Kim Jong-un a déclaré qu’il était “nécessaire de développer et de produire davantage de drones kamikazes […] pour attaquer toutes les cibles ennemies au sol et en mer”.
Les mises en scène de Kim Jong-un en grand artificier en chef de l’armée sont devenues un genre à part entière.
Elles concernaient jusqu’alors des missiles balistiques et visaient à impressionner les États-Unis.
Ces drones semblent davantage destinés à intimider la Corée du Sud, passée en début d’année de “pays frère” à “ennemi intime”.—
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