Droits de l’homme. La Tunisie extrade un opposant algérien malgré son statut de réfugié

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L’opposant algérien Slimane Bouhafs, réfugié en Tunisie sous la protection du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés depuis 2018, a été livré le 25 août aux autorités algériennes par la police tunisienne. Les organisations de défense des droits des réfugiés réclament des explications.

Au nom d’une amitié tuniso-algérienne suspectée de dissimuler un échange tacite d’opposants, les autorités tunisiennes, dirigées par le président Kaïs Saïed, ont consenti à sacrifier le statut de réfugié politique accordé à Slimane Bouhafs depuis 2018. C’est le site d’information algérien L’Avant-Garde qui révélait l’information, le 27 août dernier. “Slimane Bouhafs a été kidnappé à son domicile de Tunis, mercredi 25 août 2021, entre midi et 13 heures, par des personnes en tenue civile venues à bord d’une camionnette ayant une immatriculation étrangère”, affirmait le journal.

Dans un deuxième article, L’Avant-Garde affirme que l’extradition illégale de Slimane Bouhafs vers son pays d’origine intervient dans le cadre d’un accord secret passé avec le gouvernement algérien. Cette procédure coïncide avec l’interpellation en Algérie du sulfureux homme d’affaires Nabil Karoui, magnat des médias et président du parti tunisien Qalb Tounès, qui aurait peut-être servi de monnaie d’échange.

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