La droite toujours dans l'impasse après le discours de Fillon au Trocadéro

Alexandre Boudet
François FIllon au Trocadéro dimanche 5 mars.

POLITIQUE - Le chaos. Voilà le terme qui résume peut-être le mieux la situation en cours à droite à moins de 50 jours du premier tour de la présidentielle. D'un côté se trouve François Fillon candidat sous la menace d'une mise en examen dans l'affaire du Penelope Gate. De l'autre, un très grand nombre de grands élus qui cherchent à le faire renoncer à une candidature qu'ils jugent dangereuse pour l'alternance.

Cette position qui dure depuis mercredi 1er mars est la même ce dimanche à l'issue du grand rassemblement que François Fillon a organisé au Trocadéro; elle est même amplifié par le passage de François Fillon au JT de France 2 durant lequel il a réaffirmé qu'il ne retirerait pas sa candidature. "Je ne vois pas de raison de le faire", a-t-il affirmé, se disant conforté par l'après-midi qu'il venait de vivre.

Quelques heures plus tôt, Devant des milliers de militants rassemblés sur cette place parisienne -et des cadres du parti comme Eric Ciotti, Bruno Retailleau, Luc Chatel, François Baroin et Christian Jacob- l'ancien premier ministre n'a franchi aucune ligne rouge sur ses critiques de la presse ou des juges.

Il a concentré ses attaques sur ses rivaux à la présidentielle, écornant tout de même au passage "ceux qui fuient le navire". Rien de très clair en revanche sur la suite de sa campagne; il n'a pas annoncé de retrait. Mais il n'a pas non plus répété qu'il serait candidat jusqu'au bout comme il l'avait fait mercredi. Il avait gardé cette annonce pour son passage sur France 2 qui renforce donc l'idée d'un flottement général surtout qu'Alain Juppé a fait savoir juste après qu'il fera une déclaration à la presse ce lundi à 10h30 depuis Bordeaux.

"Faites votre examen de conscience"

S'il a bien reconnu des erreurs, notamment celle d'avoir embauché sa femme, François Fillon a dit aussi avoir "fait son examen de conscience". Et réclamé à tous de faire de même. S'adressant aux responsables politiques "de la droite et du centre", il leur a demandé ceci:...

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