La droite pense-t-elle encore ?

Par Thomas Bourgeois-Muller
·1 min de lecture
Mathieu Laine, chroniqueur régulier au « Point », professeur à Sciences Po et auteur de « Infantilisation, cet État nounou qui nous veut du bien » (éd. Presses de la cité), est l'un des invités de la semaine sur LCI, dans l'émission « Le Point des idées ». Cette semaine, le débat est notamment porté sur l'état de la droite en France ainsi que sur son rapport au libéralisme.
Mathieu Laine, chroniqueur régulier au « Point », professeur à Sciences Po et auteur de « Infantilisation, cet État nounou qui nous veut du bien » (éd. Presses de la cité), est l'un des invités de la semaine sur LCI, dans l'émission « Le Point des idées ». Cette semaine, le débat est notamment porté sur l'état de la droite en France ainsi que sur son rapport au libéralisme.

Le libéralisme a-t-il disparu à droite ? « Sa part libérale n'est pas devenue congrue, elle a presque disparu », analyse d'emblée Mathieu Laine, en introduction à ce nouveau débat hebdomadaire sur LCI. Le professeur à Sciences Po et auteur de Infantilisation, cet État nounou qui vous veut du bien (éd. Presses de la cité) juge durement le positionnement idéologique du parti des Républicains, où selon lui, seul David Lisnard, le maire de Cannes, semble émerger ces derniers temps en critiquant la bureaucratie et l'interventionnisme jugé excessif de l'État. « C'est un peu triste, on a connu quand même une droite qu'on appelait orléaniste, inspirée de la liberté individuelle, de bonnes lectures de Tocqueville ou de Aron », regrette-t-il. « La droite se cherche. La droite libérale se redéfinit et se redessine », après la défaite de François Fillon en 2017, analyse Géraldine Woessner, journaliste politique au Point. « On a aujourd'hui une droite qui se cherche un peu, qui va voir du côté du souverainisme? C'est totalement illisible », souligne-t-elle aussi.

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Et donc, dès lors qu'un « État nounou » a pris place depuis le début de la pandémie, pourquoi la droite ne s'engouffre-t-elle pas dans cette brèche, pour porter un autre discours, à rebours de la politique très interventionniste du « quoi qu'il en coûte » menée aujourd'hui par Emmanuel Macron ? « C'est très timide, parce que personne n'a élaboré [...] Lire la suite