La droite manipule un off de Macron pour l'accuser de sympathies «islamistes»

Libération.fr
Emmanuel Macron sur le plateau de "l'Emission politique" de France 2 le 6 avril.

A l'occasion d'un off mal maîtrisé sur Beur FM, Emmanuel Macron a donné matière à la droite pour relancer la polémique autour de Mohamed Saou, référent d'En marche mis au ban pour une série de post Facebook dénoncés par certains comme ambigus sur l'islamisme.

Depuis deux semaines, «Monsieur Saou que-personne-ne-connaît» – comme l’avait appelé Karim Rissouli sur le plateau de l’Emission politique – n’est le plus tout à fait un inconnu. Mais, à la faveur d’un «off», lâché accidentellement par Emmanuel Macron vendredi matin sur Beur FM, la droite entend bien le faire passer à la postérité.

Résumé des épisodes précédents. Début avril, une série de posts Facebook de Mohamed Saou, le référent d’En marche dans le Val d’Oise, sont déterrés par le site Jforum.fr, et relayé par l’ex-élu socialiste Céline Pina, proche du Printemps Républicain. Dans ces messages postés sur le réseau social avant son engagement politique, le militant macroniste affiche son soutien à Recep Tayyip Erdogan lors du coup d’état manqué de l’été 2016, écrit qu’il n’a «jamais été et [ne sera] jamais Charlie» quand Charlie Hebdo caricature les victimes du séisme en Italie le mois suivant, et partage le contenu de plusieurs publications de Marwan Muhammad, le porte-parole du CCIF. Saou est alors accusé par la «laïcosphère» de sympathies islamistes. Sur Twitter, la mayonnaise prend, et En marche demande à Saou de «se mettre en retrait de ses fonctions», tout en le félicitant pour son travail de terrain, comme l’a fait Macron lors de son passage sur France 2.

Le flou règne un temps sur la situation de l’ex-référent dans la campagne. Celui-ci réclame, dans Libération, une clarification. Dans un communiqué publié dimanche soir, Richard Ferrand, le secrétaire général d'En marche, annonce que la commission d’éthique du mouvement a été chargée «d’émettre un avis sur le fond des propos qui sont reprochés à M. Saou lorsqu’il n’était ni référent, ni même adhérent d’En marche, afin de déterminer (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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