Droit de vote aux États-Unis: «Ils essaient de nous dire que l’on ne peut pas voter»

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Aux États-Unis, ce samedi 28 août marquait le 58e anniversaire de la Marche pour les droits civiques. À cette occasion, de nombreux rassemblements ont lieu dans une quarantaine de villes du pays, dont la capitale fédérale Washington DC. Objectif : dénoncer les nouvelles lois électorales votées dans les États contrôlés par les républicains. Reportage.

Avec notre correspondant à New York, Alexis Guilleux

Après un défilé dans la capitale fédérale, les manifestants se sont rassemblés devant le Capitole pour dénoncer des lois restrictives qui ciblent tout particulièrement les minorités.

La date de ces rassemblements, ici à Washington et dans une quarantaine d'autres villes, n'a pas été choisie au hasard : c'est le 28 août 1963 que face à près de 250 000 personnes, Martin Luther King avait lancé « I have a dream », dans un discours devenu une référence de la lutte pour les droits civiques.

Ashley Sharpton, fait partie du Réseau d’action national, l’une des plus importantes associations pour les droits civiques. « Ils essaient ne nous dire que l’on ne peut pas voter, s'insurge-t-elle. Ils essaient de nous dire qu’on ne devrait voter. Ils disent ouvertement qu'ils feront tout pour nous empêcher de voter. Et ils nous montrent à tous qu’ils comprennent et craignent le pouvoir de notre vote. »

400 lois

Renforcement de l’identification des électeurs, restrictions étendues sur le vote anticipé et par correspondance. Les organisateurs dénoncent 400 lois ou projets de loi dans 48 États. La Géorgie, la Floride, ou plus récemment le Texas ont adopté des textes allant de ce sens sous prétexte de vouloir renforcer la sécurité du vote.

Alors, cette journée de mobilisation est également l’occasion de mettre la pression sur le Sénat américain. Deux textes pour protéger le droit de vote au niveau fédéral y sont en attente. « Nous disons au Sénat américain, le sujet ce n’est pas la couleur de peau, c’est de savoir ce qui est juste ou non, lance le révérend James Dixon, originaire de Houston. Et nous exhortons le président Biden d’utiliser sa force et ses muscles pour faire passer ces textes. »

Mais l’avenir de ces deux textes au Sénat reste incertain. Il faudrait que dix élus républicains votent au côté des démocrates pour qu’ils soient adoptés.

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