Droit à l'IVG : premier feu vert des députés à son inscription dans la Constitution

© Quentin De Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Les députés ont donné un premier feu vert mercredi à l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution, pour se prémunir contre d'éventuelles remises en causes comme aux Etats-Unis , mais l'initiative ne pourra pas aboutir si le Sénat y reste opposé. "Nulle femme ne peut être privée du droit à l'interruption volontaire de grossesse": le court texte adopté mercredi en commission des lois, porté par la cheffe de file des députés Renaissance , Aurore Bergé, doit désormais être examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée la semaine du 28 novembre.

Une autre texte proposant de graver ce droit dans le marbre de la loi fondamentale, proposé par son homologue de LFI Mathilde Panot, doit arriver en séance avant cela, le 24 novembre, après un passage en commission prévu la semaine prochaine. "Quel que soit le groupe qui aura proposé cette initiative", Mme Bergé s'est réjouie qu'une majorité "semble se dégager à l'Assemblée" sur le sujet.

"Ce n'est ni pour le symbole, ni par opportunisme politique, c'est parce qu'il nous revient aujourd'hui de faire ensemble ce pas décisif", a plaidé la députée, spécialement revenue à l'Assemblée pour défendre son texte, après avoir accouché fin octobre. "Je retrouverai ma fille juste après", a-t-elle lancé à l'adresse de ceux "qui s'interrogeraient sur sa présence".

"Ne plus attendre"

Son initiative, comme celle de LFI, avait été annoncée au mois de juin dans la foulée d'une décision retentissante de la Cour suprême des Etats-Unis qui a signé la fi...


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