Droit à l'IVG : «Les femmes ont et auront toujours besoin d'avorter»

© PAULINE TOURNIER / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Après la décision de la Cour suprême des États-Unis vendredi dernier, les députés de la Nupes et ceux du groupe Renaissance ont déposé une proposition de loi pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution. Le but : consacrer symboliquement et protéger ce droit en cas de changement d'équilibres politiques. En France, environ une femme sur trois a recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG ) dans sa vie.

"La fécondité n'est pas quelque chose qui se maîtrise à 100%"

"Le nombre d'IVG en France et remarquablement stable, il a un petit peu diminué ces dernières années, mais on est toujours au-dessus de 200.000 IVG par an, ce qui, dans un pays où la contraception est quand même relativement facile d'accès et gratuite dans certains cas, veut bien dire que la fécondité n'est pas quelque chose qui se maîtrise à 100%", explique Ghada Hatem, gynécologue obstétricienne, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis.

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Une grossesse sur quatre est interrompue volontairement et cela concerne en majorité des femmes âgées de 20 à 29 ans, indique Magali Mazuy, chercheuse à l’Institut National d’études démographiques, en charge des statistiques sur l’avortement. "Ces jeunes femmes entrent en sexualité plus tôt, avec davantage de ruptures, davantage de remises en couple, des aventures hors du couple, potentiellement sans contraception. C’est cette diversification grandissante du parcours de vie des femmes ...


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