Georges Tron condamné: à Draveil, un groupe d'opposition demande la démission du conseil municipal

Alexandra Gonzalez et Matthias Tesson avec Florian Bouhot
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Georges Tron et son avocat Antoine Vey peu avant l'audience au tribunal de Paris, le 17 février 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
Georges Tron et son avocat Antoine Vey peu avant l'audience au tribunal de Paris, le 17 février 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

"Notre ville doit ouvrir une nouvelle ère". Au lendemain de la condamnation de Georges Tron, maire de Draveil (Essonne), à trois ans de prison ferme pour viol et agressions sexuelles et à six ans d'inéligibilité, le groupe d'opposition Draveil Transition Démocratique, Écologique et Sociale a appelé à la démission collective du conseil municipal et à organiser de nouvelles élections.

"Nous devons nous interroger sur les conditions ayant rendu possibles non seulement la survenance de ces actes, mais aussi la prévalence du déni et du mensonge pendant dix années", a écrit le groupe dans un communiqué rendu public ce jeudi.

Et les élus d'opposition de faire part de leur souhait de voir "le mode d'exercice du pouvoir profondément renouvelé".

Vers un pourvoi en cassation

Les avocats de Georges Tron vont former un pourvoi en cassation et déposer une demande de mise en liberté, ont-ils fait savoir à BFMTV ce jeudi. Dans l'attente de ce pourvoi, le maire de Draveil est contraint de rester à la prison de la Santé. Cependant, sa peine d'inéligibilité est suspendue jusqu'à la décision de la cour de cassation.

Pour l'heure, a indiqué la préfecture de l'Essonne à BFMTV, le Code Général des Collectivités Territoriales s'applique de la façon suivante: "Le maire est remplacé provisoirement dans la plénitude de ses fonctions par un adjoint, dans l’ordre des nominations et, à défaut d’adjoint, par un conseiller municipal désigné par le conseil ou, à défaut, pris dans l’ordre du tableau".

Au terme d'un délibéré de onze heures, la cour d'appel a déclaré Georges Tron, 63 ans, coupable de viol et agressions sexuelles en réunion sur Virginie Ettel. Elle l'a en revanche acquitté de faits similaires sur l'autre plaignante, Eva Loubrieu. Brigitte Gruel, ancienne adjointe de l'édile, a écopé de deux ans de prison avec sursis.

Article original publié sur BFMTV.com