Drame de Millas : pourquoi deux chiens sont présents au procès ?

© LOIC VENANCE / AFP

Dès que la prévenue pleure, Rancho pose sa tête sur sa cuisse. Au fond de la salle, un enfant est quasiment couché sur Ouchi. Pour la première fois en France, deux chiens aident simultanément les victimes et la mise en cause lors d'un procès. "Cette technique est un dispositif de soutien et ne peut être considérée comme un gadget", elle est là pour "vous permettre de supporter la charge émotionnelle de ce procès", a prévenu dès l'ouverture des débats lundi la présidente du tribunal correctionnel de Marseille, Céline Ballerini.

Rancho et Ouchi

Dans cette salle d'audience, est jugée la conductrice d'un car scolaire entré en collision avec un train en 2017 à Millas, dans les Pyrénées-orientales. Six enfants sont morts, 17 avaient été blessés. Mardi, cinq d'entre eux ont livré le récit de l'accident qui a bouleversé leur vie  : le tour de magie qu'un collégien était en train de faire à une camarade juste avant le bruit assourdissant du klaxon du train, le "trou noir" puis "la solitude", les draps blancs sur les corps de leurs amis tués, les blessures qui causent encore migraines et douleurs, une amputation...

La prévenue, Nadine Oliveira, ne peut retenir ses larmes. Rancho, le labrador noir qui l'accompagne à sa demande dans les moments les plus durs, se lève chaque fois qu'il sent qu'elle en a besoin. Elle le caresse, puis ses yeux repartent vers le sol, la main cramponnée à la laisse rouge. Au fond de la salle, Ouchi, un golden retriever, est lui à la disposition des victimes. ...


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