Le drame de Melilla pèse sur les épaules de Pedro Sanchez

Migrants dans un centre d'accueil à Melilla, le 25 juin 2022.  
Migrants dans un centre d'accueil à Melilla, le 25 juin 2022.

L'affaire a été « bien résolue » par les forces de l'ordre marocaines. Quelques jours après le drame survenu aux abords de l'enclave espagnole de Melilla, où sont morts entre 23 et 37 migrants africains – selon les sources –, la réaction de Pedro Sanchez suscite la perplexité. « Bien résolue » ? s'interrogent, en chœur et incrédules, Unidas Podemos, la gauche radicale alliée dans son exécutif, et la droite conservatrice du Parti populaire.

Vendredi dernier, environ 2 000 Africains – Soudanais et Nigérians en majorité – tentaient la très périlleuse escalade de la clôture grillagée qui sépare en cet endroit le Maroc de l'Espagne. Affrontant la gendarmerie marocaine et passant entre les mailles du filet de la garde civile ibérique, 133 d'entre eux parvenaient à leurs fins, et mettaient ainsi le pied sur le sol européen, garantie de permanence en territoire Schengen.

Un demi-millier d'autres, arrivés au pied de cette clôture grillagée haute de six mètres et renforcée par un dense maillage de barbelés, n'ont pas eu cette chance, se retrouvant pris en tenaille entre ce même grillage et des dizaines de gendarmes marocains armés jusqu'aux dents. Résultat de ces altercations : un amoncellement de corps, inanimés ou blessés.

L'épouvantail des « mafias »

La version officielle soutient que les victimes ont été « asphyxiées » et écrasées. Pourtant le gouvernement de Pedro Sanchez voit dans ce drame une crise migratoire « bien résolue » par Rabat, dont « les seuls responsab [...] Lire la suite

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