Dragon Rouge sur Ciné + Frisson : les doutes et regrets d'Anthony Hopkins

Caroline Langlois

Dragon Rouge marque la quatrième adaptation ciné de la saga littéraire Hannibal Lecter de Thomas Harris et la troisième incarnation du tueur en série par Anthony Hopkins. S'il semblait évident que le comédien reprendrait son rôle pour ce nouvel opus, celui-ci ne fut pourtant pas immédiatement emballé et a même exprimé quelques regrets.

Des conditions

S'il n'a pas réellement été dur à convaincre, Hopkins a surtout voulu s'assurer qu'il ferait le film pour de bonnes raisons. En reprenant ce rôle culte pour l'ultime fois, le comédien a avant tout tenu à rétablir la réputation d'Hannibal Lecter. Selon lui, l'image du serial killer s'est adoucie avec la popularisation dont il a fait l'objet après la sortie du Silence des agneaux, jusqu'à en faire un personnage à la limite de l'anti-héro sympathique auprès du public.

L'une de ses conditions fut donc de jouer un Lecter beaucoup plus sauvage que dans les deux premiers volets. Plus question de "Hello Clarice" et d'angoissante sérénité. En outre, le fait que Ted Tally soit à l'écriture du scénario, lui qui avait signé celui du Silence des agneaux, a eu raison de ses hésitations.


Des regrets

Si, bien évidemment, il a soutenu le long-métrage de Brett Ratner pendant la promo du film, il a toutefois exprimé quelques regrets en 2016. Il a notamment déclaré au média américain TheWrap : "Je l'ai fait une fois et j'ai fait l'erreur de le faire une deuxième fois, puis une troisième. Le Silence des Agneaux est bien. C'était un bon film". Un "bon" film donc qui, il faut le rappeler, lui a valu une pluie de récompenses - dont l'Oscar du meilleur acteur en 1992 - et qui, bien évidemment, l'a élevé au rang de légende du cinéma.

Et puis, pour l'anecdote, Anthony Hopkins est originaire du Pays de Galle, dont le drapeau porte le nom "Y Ddraig Goch", en gallois, ce qui signifie littéralement "le dragon rouge".