Douze nouvelles « croix d’Einstein » découvertes par Gaia

Nathalie Mayer, Journaliste
·1 min de lecture

Les astronomes parlent de croix d’Einstein pour désigner un mirage gravitationnel. Le dessin produit lorsque la lumière d’un quasar lointain est déviée par des galaxies de premier plan, formant quatre images disposées en croix du même quasar. Et c’est quelque chose de rare. La première croix d’Einstein n'a été observée qu'en 1985. Depuis, une cinquantaine de plus, seulement, avaient été découvertes.

Cette infographie montre comment se forme une croix d’Einstein. À l’arrière-plan, la lumière d’un quasar se dirige vers la Terre. Sur son chemin, des galaxies jouent le rôle de lentilles gravitationnelles. Et lorsque la lumière du quasar arrive à nous, elle semble venir de quatre sources différentes. © R. Hurt (IPAC/Caltech), Gaia Gravitational Lenses working group
Cette infographie montre comment se forme une croix d’Einstein. À l’arrière-plan, la lumière d’un quasar se dirige vers la Terre. Sur son chemin, des galaxies jouent le rôle de lentilles gravitationnelles. Et lorsque la lumière du quasar arrive à nous, elle semble venir de quatre sources différentes. © R. Hurt (IPAC/Caltech), Gaia Gravitational Lenses working group

Pour observer des croix d’Einstein, il fallait, jusqu’alors, une imagerie à haute résolution spatiale. Mais la mission Gaia a changé la donne. Car l’observatoire sillonne le ciel tout entier tous les quelques mois, avec une résolution spatiale inégalée. Et c’est ainsi que les chercheurs du Gaia Gravitational Lenses working group (GraL) viennent juste d’annoncer la découverte de pas moins de douze nouvelles croix d’Einstein.

Les douze nouvelles croix d’Einstein nouvellement découvertes grâce à la mission Gaia. © Gaia Gravitational Lenses working group
Les douze nouvelles croix d’Einstein nouvellement découvertes grâce à la mission Gaia. © Gaia Gravitational Lenses working group

Une bonne nouvelle lorsque l’on sait que ces objets sont des outils uniques lorsqu’il s’agit de mesurer des paramètres cosmologiques fondamentaux. La constante de Hubble, par exemple. Grâce aux variations naturelles de la luminosité des quasars. Et aux moments différents où elles se montrent dans chaque image après que la lumière a parcouru un chemin différent dans l’Univers.

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