Attention, avoir un double menton pourrait accroître les risques de problèmes cardiaques

Johanna Amselem
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Illustration (crédits GettyImages)

Des chercheurs espagnols assurent qu'une accumulation de tissu adipeux dans le cou est à surveiller car elle pourrait prédire l'apparition de certains problèmes cardiaques.

En Espagne, des chercheurs de l'Université de Grenade préviennent des risques d'une accumulation de tissu adipeux dans le cou. Qu’il s’agisse d’un double menton ou de dépôts plus profonds entre les muscles et autour des vertèbres cervicales, cette accumulation serait un prédicteur du risque cardiométabolique et d’un profil pro-inflammatoire chez les jeunes adultes sédentaires.

Traditionnellement, l'accumulation de tissu adipeux viscéral a été considérée comme l'un des facteurs les plus fortement liés au risque cardiométabolique et à l'inflammation chronique chez l'homme. Cependant, cette association bien établie a conduit les chercheurs à négliger, dans une certaine mesure, l'étude d'autres amas graisseux et leur pertinence. "Curieusement, plusieurs études ont démontré que l'accumulation de graisse dans le cou (à la fois les dépôts superficiels tels que le double menton ou les bajoues et les dépôts plus profonds, situés entre les muscles et autour des vertèbres cervicales) augmente en proportion directe du poids ou de l'adiposité de l'individu et qu'il suit des schémas d'accumulation spécifiques, selon le sexe", a expliqué María José Arias Téllez, chercheuse à l'UGR et auteure de ce travail.

Un lien avéré chez les hommes

Les chercheurs assurent qu’une plus grande accumulation de graisse dans certains compartiments des tissus du cou serait liée à une plus grande probabilité de risque cardiométabolique et un statut inflammatoire plus élevé chez les jeunes adultes en bonne santé. En outre, parmi les résultats les plus pertinents, les chercheurs ont observé que cette accumulation de graisse dans le cou était un facteur aussi puissant que l'accumulation de graisse viscérale dans la prédiction du risque cardiométabolique et de l'état inflammatoire, en particulier chez les hommes.

"Par conséquent, ces résultats soulignent la nécessité de poursuivre les recherches dans cette nouvelle direction, afin de mieux comprendre l'effet de l'accumulation de graisse dans la partie supérieure du tronc et ses répercussions cliniques, en particulier sur le risque cardiométabolique et l'inflammation", a rapporté Francisco Miguel Acosta Manzano, l'un des principaux auteurs de la recherche.

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