Dopage : de nouvelles mesures très attendues

Libération.fr
Un test de détection au laboratoire antidopage français de Châtenay-Malabry.

Encore ébranlée par les ­révélations d’un dopage d’Etat en Russie de 2011 à 2015, l’Agence mondiale antidopage (Ama) est réunie lundi et mardi pour son congrès annuel à Lausanne. Elle pourrait prendre une série de mesures très attendues pour renforcer son rôle, dix-sept ans après sa création.

Indépendance

L’agence décide des médicaments interdits et accrédite les laboratoires de détection. C’est tout. Le choix des athlètes à contrôler ainsi que les suspensions éventuelles sont du ressort des Etats ou des fédérations sportives. Or il s’agit d’un «conflit ­d’intérêts fondamental», a déploré dimanche l’Association des organismes antidopage nationaux (Inado). En effet, une fédération peut difficilement faire à la fois la promotion de son sport et prendre le risque de sanctionner ses meilleurs joueurs. Pourquoi l’Ama ne gère-t-elle pas le volet disciplinaire ? Question de statuts et manque de budget (cofinancé par les Etats et le Comité international olympique).

Lanceurs d’alerte

Le sport a aussi ses Julian Assange et Edward Snowden. Par exemple ­Yuliya Stepanova et son mari Vitaly, qui ont révélé le système de dopage en Russie et sont désormais réfugiés aux Etats-Unis. Plusieurs voix, comme celle du Comité national olympique américain, réclament des «protections spécifiques» pour ces lanceurs d’alerte. L’Ama a annoncé dimanche le lancement de «Speak up !» une plateforme de ­délation en ligne censée ­garantir l’anonymat de ceux qui osent s’exprimer. Encore trop faible.

 Corticoïdes

«On en est à un point où il nous faut ouvrir un nouveau débat. Selon moi, le système actuel n’est pas bon», admet Olivier Niggli, directeur de l’Ama. Les «corticos», destinées par exemple aux malades ­d’allergies, sont détournés ­fréquemment par des sportifs à des fins dopantes mais couverts par une ­ordonnance de complaisance. D’où les récents scandales Wiggins (vélo) et Carter-Imhoff-Rokocoko (rugby). Ce dopage à l'ancienne (il remonte aux années 60) redevient à la mode alors que le dopage (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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