Dopage: «Katioucha» ne pourra pas remplacer l'hymne national russe aux JO de Tokyo

·2 min de lecture

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a tranché : la Russie n’aura pas le droit d’utiliser la chanson « Katioucha » durant les Jeux olympiques de Tokyo. Sanctionnée pour des affaires de dopage à répétition, le pays a perdu le droit de jouer son hymne et cherchait une musique alternative pour accompagner les éventuelles victoires de ses athlètes.

Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

Il suffit de quelques mesures pour reconnaître cette chanson devenue emblématique de la Russie, mais aussi de la Seconde Guerre mondiale. Créée en 1938 avant qu'éclate le second conflit mondial, « Katioucha » raconte l’histoire d’une jeune fille qui adresse une prière à son amoureux parti défendre sa « terre natale ». Reprise des centaines de fois en Union soviétique, mais aussi à l’étranger, c’est cette chanson que le Comité olympique russe avait choisie pour remplacer l’hymne national, banni pour cause de dopage.

Mais le Tribunal arbitral du sport (TAS) a estimé que la sanction s’étendait non seulement à l’hymne russe, mais aussi à toute chanson liée directement au pays, ce qui vaut également pour « Katioucha ». La chanson présentait un autre défaut : une forte connotation patriotique, et même militaire, puisqu’elle donna son nom à un camion lance-roquettes utilisé par les Soviétiques durant la Seconde Guerre mondiale.

Chanson alternative

La Russie va donc devoir trouver une autre musique pour accompagner ses athlètes sur le podium. Mais laquelle ? Dans la presse russe, on évoque une chanson certes moins connue, mais peut-être plus consensuelle : celle de la cérémonie de clôture des Jeux de Moscou en 1980. Au revoir notre cher petit ourson accompagnait l’envol de Michka, la mémorable mascotte de Jeux qui furent néanmoins boycottés par les États-Unis et une cinquantaine de pays pour cause d’intervention soviétique en Afghanistan.

Le Comité olympique russe serait peut-être mieux inspiré de puiser dans le répertoire classique, à l’image de la Fédération russe de patinage artistique. Celle-ci sera ainsi autorisée à utiliser un concerto pour piano de Tchaïkovski, lors des Championnats du monde qui auront lieu en Suède le mois prochain.