Ce dont les ministres ne doivent pas prononcer le nom : Nunez a parlé de "violences policières"

Selon Laurent Nunez,

Il a glissé, chef. Invité de BFMTV ce jeudi 23 janvier, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a failli faire une regrettable boulette, en parlant à l'antenne de "violences policières". Or, comme chacun sait, et surtout comme le gouvernement n'a de cesse de le répéter, les "violences policières", ça n'existe pas : qu'il s'agisse d'un croche pied à une manifestante, d'un tir de LBD à bout portant ou d'un coup de poing au visage sur un homme au sol il s'agit toujours, pour l'exécutif, de "faits individuels" de policiers - subissant, il est vrai, une grande pression - comme l'expliquait encore la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, ce lundi sur France Inter.

Ce jeudi sur BFMTV, Laurent Nunez a lui aussi récusé "un terme qui laisse à penser qu'il y a un système organisé qui voudrait que la police soit répressive pour faire taire une contestation". "Les policiers, évidemment, ne sont pas violents. La violence de l'Etat, c'est une violence qui est légitime, c'est-à-dire qu'elle est très encadrée", a-t-il soutenu, rappelant qu'"on continue à avoir des ultras qui incorporent les cortèges, et commettent des violences".

Un discours bien rodé, jusqu'à ce vilain lapsus : "Certains essaient de faire croire que les violences policières sont dirigées contre…", commence Laurent Nunez avant de s'interrompre. Perdu ! Le secrétaire d'Etat a prononcé les mots tabous. Embarrassé, le bras droit de Christophe Castaner se reprend donc : "


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