"Pour moi, quand on donne sa parole, on ne la retire pas" : Olivier, cheminot, rejette en bloc la réforme des retraites

Raphaël Ebenstein

Olivier Brosse, 47 ans, est conducteur de train sur la ligne C du RER, en région parisienne. Il est aussi militant syndical à l'UNSA Ferroviaire, l'un des syndicats appelant à une grève contre la réforme des retraites. Décidés à conserver leurs régimes spéciaux et à sauvegarder leurs points de pénibilité, les syndicats représentatifs de la SNCF et de la RATP ont tous appelé à une grève reconductible, et pour une durée illimitée, contre ce projet.

Des rythmes différents, sans cesse

Entré en 1993 à la SNCF, Olivier a d'abord commencé sa carrière "au matériel", avant de devenir conducteur à partir de 1998. Un métier qu'il aime parce qu'il se sent utile à la population, mais dont les inconvénients sont réels. "Il faut aimer travailler seul, car on est toujours tout seul, explique Olivier, et puis accepter des contraintes horaires. Sur une même semaine de travail, tous vos horaires sont différents".

Je n’arrive pas à m’endormir le soir, et pourtant à deux, trois heures du matin, il faut que je sois réveillé.

Olivier, cheminot

à franceinfo

Le rythme de travail change sans cesse. Parfois, Olivier travaille la nuit, les week-ends, les jours fériés aussi. Tout cela finit par lui peser, au fil des ans : "C’est extrêmement fatigant, au niveau physiologique, c’est hyper perturbant. Même votre estomac ne sait plus où (...)

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