"On nous donnait parfois 20 comprimés" : derrière le mur de Berlin, un programme de dopage d'État des athlètes de RDA

Fabrice Abgrall

9 novembre 1989-9 novembre 2019 : c'est samedi l'anniversaire de la chute du mur de Berlin. Un bouleversement politique et diplomatique considérable mais pas seulement. Le sport n'est pas épargné. Les dossiers secrets de la Stasi, la police politique, révèle que les dirigeants est-allemands, sans vergogne, avaient utilisé le sport à des fins politiques et idéologiques et que pour afficher et affirmer une certaine forme de supériorité, ils avaient mis en place un dopage d'État sans que les athlètes s'en aperçoivent.


De 1972 à 1988, l'hymne de la République démocratique d'Allemagne a retenti 144 fois dans les différentes villes qui ont organisé les Jeux olympiques d'été durant cette période, mis à part ceux de Los Angeles où la RDA était absente pour cause de boycott. Au total, 144 médailles d'or auxquelles il convient d'ajouter 120 médailles d'argent et 120 autres en bronze, soit un total de 384 podiums. Cet énorme palmarès faisait, à l'époque, de l'Allemagne de l'Est la 3e puissance sportive mondiale derrière les États-Unis et l'Union soviétique. La RDA, en mal d'identité, avait fait du sport une machine de propagande idéologique.

Les dirigeants est-allemands voulaient démontrer, grâce au sport, la supériorité du camp socialiste sur le camp capitaliste.

Jean-Baptiste Guégan, spécialiste en géopolitique du sport

à franceinfo

"La première des ambitions a été d'abord de faire l'unité et de montrer la force du socialisme à l'intérieur de ce (...)

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