Donbass: l'enseignement de l'histoire, une préoccupation essentielle pour Moscou

RFI dans le Donbass, côté pro-russe. Accompagnée par les forces séparatistes avec la presse, notre envoyée spéciale a rencontré avec la presse des historiens des musées d'État russes à Popasna, en république de Lougansk.

Avec notre envoyée spéciale à Popasna, Anissa El Jabri

Casque et gilet pare-balles, Nikita Anikin arpente les maisons et les immeubles en ruine de Popasna. Directeur adjoint du développement au musée d'État d'histoire contemporaine, il s'est rendu dans toutes les zones conquises par les forces russes et pro-russes.

Objectif : préparer avec ses collègues une future grande exposition dédiée, dit-il, « aux générations futures ». Parmi les objets qu'il collecte, les livres d'histoire dans les écoles.

Ils sont tous plus ou moins anti-russes. Par exemple, la tragédie de la grande famine en Union soviétique, que les Ukrainiens appellent « l'holodomor », est considérée comme une politique spéciale menée par les Bolcheviks russes, comme un acte de génocide du seul peuple ukrainien, avec l'idée que la Russie et l'Union soviétique ont toujours essayé de tuer les Ukrainiens. Alors que la vraie version historique est que ce fut une grande tragédie pour toute la population de l'Union soviétique.

Une exposition s'est déjà tenue au musée d'histoire contemporaine dans la capitale russe ce printemps, intitulée « Otan, chronique de la cruauté ». Message principal : l'Alliance atlantique est un agresseur.

►À relire : À Popasna, dans le Donbass, la population tente de survivre


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