Donald Trump serait-il devenu le président des punks ?

François Moreau
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L’heure n’est pas moins grave aujourd’hui qu’elle ne l’était hier. En remettant le nez dans de vieux papiers de Lester Bangs, critique rock américain essentiel adepte des excès de Diazépam et mort en avril 1982, je me suis rappelé n’avoir jamais vraiment lu quoique ce soit d’optimiste quant à la possibilité de vivre mieux et heureux dans un monde dirigé par les politiques et les corporations. Je ne parle pas ici de textes militants borgnes et encartés, ou encore des discours macronistes winners et béats - ces derniers ayant définitivement fait basculer la pensée dans un processus de zombification mortifère -, mais plutôt d’écrits provenant de la marge et d’une partie de ce que la contre-culture, telle que l’historien Theodore Roszak l’a théorisée, ont pu produire d’hystérique et désabusé à la fois.

C’est Charles Bukowski égratignant les “charlatans qui vous poussent au combat et qui vous abandonneront dans la fosse en compagnie de quatre flicards teigneux”, Hunter S. Thompson, le pif dans la chnouf, qui documente la non-existence, pire, la supercherie du rêve américain, ou Ba

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