A la Une: Donald Trump rejette le plan de relance du Congrès

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Le magazine Time rappelle que le président n’a pas explicitement menacé de mettre son veto au texte bipartisan et que même s’il refuse de le signer, les parlementaires pourraient toujours rejeter le veto par une majorité des deux tiers. Mais si jamais le plan de relance reste bloqué, les conséquences seraient très graves, estime le magazine Time. Il n’y aurait pas d’aide pour les Américains au chômage et les petites entreprises qui luttent pour leur survie. Et il n’y aurait pas non plus de moyens supplémentaires pour faciliter la distribution du vaccin contre le Covid-19. Sans oublier le shutdown qui serait alors effectif à partir du 29 décembre, car les législateurs ont lié les deux textes, celui du plan de relance et celui du budget fédéral en général.

Le président annonce une quinzaine de grâces ou mesures de clémence

Le New York Times retient de cette annonce que deux personnalités mises en cause dans l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection de 2016 vont bénéficier de la grâce présidentielle, tout comme quatre individus appartenant à la société de sécurité Blackwater et condamnés pour leur implication dans la mort de plusieurs civils irakiens. Trois anciens élus républicains condamnés pour corruption ont également été graciés. Des décisions vivement critiquées par le New York Times. Le journal rappelle que la moitié des cas ne remplissent pas les standards judiciaires requis pour être gracié. D’ailleurs le ministère de la Justice qui a normalement un droit de regard n’a pas été consulté, d’après le quotidien.

Une stratégie pour tester la loyauté des élus républicains

À quelques semaines de la fin de son mandat, Donald Trump continue de contester la victoire de son rival. Et il met en place une ultime stratégie pour tester la loyauté des parlementaires républicains. C’est à lire sur le site d’information Politico. En fait le 6 janvier prochain, le Congrès se réunit pour approuver officiellement le vote des grands électeurs. Comme le veut la tradition, le vice-président proclamera ensuite le vainqueur de l’élection présidentielle, à savoir Joe Biden. D’après Politico, Donald Trump est en train de sonder la possibilité de contester, à ce moment-là, les résultats du scrutin. Alors que normalement, la réunion du Congrès pour approuver le vote des grands électeurs n'est qu'une simple formalité.

Mais le président sortant pourrait demander aux élus de refuser de reconnaître les résultats, créant une situation sans précédent. La stratégie - perfide - derrière tout cela, c’est que les parlementaires républicains doivent faire leur choix et ce choix sera connu de tous les électeurs. Et Donald Trump pourra alors montrer du doigt les « traitres », ceux qui ont accepté le résultat de l’élection, en espérant qu’ils soient punis par le noyau dur de son électorat, celui qui pense comme lui, à savoir que les démocrates ont volé l’élection. Toujours d’après Politico, le président sortant aurait demandé à ses proches d’identifier les « maillons faibles » parmi les élus, c'est à dire ceux qui ont fini par accepter la victoire de Joe Biden.

Une ambiance chaotique de fin de règne

Alors que les Américains se préparent à célébrer les fêtes de fin d’années, le président sortant a entamé son dernier mois à la Maison Blanche dans une ambiance turbulente, estime le Washington Post. Tellement chaotique que ces dernières semaines « effacent tout ce qui s’est passé avant et laissent apparaître la présidence Trump jusqu’à présent comme un longue fleuve tranquille », écrit le journal.

Certains conseillers appréhendent ce qui pourrait encore se passer. « Donald Trump donnera-t-il des ordres bizarres aux forces armées, y aura –t-il des licenciements massifs dans l’administration, des demandes de poursuite contre des adversaires politiques ou d’autres grâces présidentielles incompréhensibles ? » Confronté à un Donald Trump plus imprévisible que jamais, certains responsables choisissent la fuite en avant, analyse le Washington Post. C’est le cas du ministre de la justice William Barr qui quittera ce mercredi son poste après avoir déclaré publiquement qu’il n’y avait pas de preuve de fraudes électorales.