A la Une: Donald Trump ne se rendra pas au Congrès pour être auditionné

C’est ce dimanche qu’a été confirmé que ni Donald Trump ni ses avocats ne se rendront aux auditions prévues mercredi prochain dans le cadre de la procédure de destitution qui vise le président. Une information qui fait la Une de la plupart des quotidiens américains ce lundi matin. Selon The Hill, qui a eu accès à la lettre de cinq pages adressée par la Maison Blanche au Comité judiciaire de la Chambre des représentants, l’administration accuse « le président démocrate du comité de ne pas avoir fourni suffisamment d’informations sur l’audience de mercredi ».

Selon le Washington Post, le fait que ce comité refuse d’entendre des témoins appelés par les républicains n’est pas un gage d’un procès équitable. Pour le quotidien, la lettre adressée hier au Comité judiciaire démontre que la Maison Blanche compte conserver la même approche, à savoir : une approche défiante avec un clan républicain uni et qui ne coopérera pas à ce qu’il estime être une chasse aux sorcières. Un refus de témoigner dénoncé par le camp démocrate qui a de nouveau appelé la Maison Blanche à coopérer, suggérant qu’une personne innocente n’aurait aucun problème à témoigner.

Nouvelles mobilisations en Colombie

Des manifestations qui ont mobilisé nettement moins de gens, mais qui s’inscrivaient notamment dans une initiative appelée « le cacerolazo latinoaméricano », c’est-à-dire un concert de casserole dans tout le continent sud-américain, selon Semana. De Bogota à Cali en passant par Medellín, dimanche c’était donc en tapant sur des casseroles que des milliers de Colombiens ont manifesté leur rejet de la politique menée par le président Ivan Duque. Une initiative qui dénonçait également les politiques du Fonds monétaire international (FMI) et de ses partenaires.

Et puis, toujours en Colombie, El Espectador a choisi de mettre en Une un chiffre : trente-quatre, c’est-à-dire le nombre de morts attribués ces vingt dernières années à l’Esmad, l’unité mobile antiémeute en Colombie. L’Esmad, qui fait l’objet de nombreuses critiques selon le quotidien et dont un des membres a tué Dilan Cruz, un manifestant décédé la semaine dernière après avoir reçu un tir de chevrotine en pleine tête et qui est devenu l’emblème de cette contestation.

Le président chilien au plus bas dans les sondages

C’est même un nouveau record que vient d’établir le président chilien, selon La Tercera, puisque Sebastian Piñera ne dispose plus que de 10 % de soutien selon un sondage qui fait la Une du quotidien ce matin. Un chiffre qui met en évidence sa mauvaise gestion de la crise et le fait que les manifestations se poursuivent. D’ailleurs selon  ce sondage, 67 % des Chiliens souhaitent que le mouvement se poursuive.

Des manifestations qui pourraient donc bien rester d’actualité selon un des chroniqueurs d’El Mostrador qui ne voit comment rapprocher les positions des uns et des autres. D’un côté l’extrême droite accuse les anarchistes, le Parti communiste chilien et le forum de São Paulo d’avoir fomenté cette conspiration, alors que dans l’ultra gauche on estime se battre contre une dictature sans pour autant avoir défini un objectif clair. Une situation qui ne laisse pas entrevoir la fin de ce mouvement, estime El Mostrador.

Au Mexique : les partisans d’AMLO fêtent les un an de sa présidence

Un anniversaire auquel ont souhaité participer des dizaines de milliers de personnes, selon La Jornada. À Mexico, les partisans d’AMLO, surnom du président, étaient rassemblés sur le Zocalo, la place centrale de la capitale. Un lieu symbolique pour Andres Manuel Lopez Obrador puisqu’il avait occupé cette place pendant des mois après l’élection présidentielle de 2006 dont il ne reconnaissait pas les résultats.

Selon La Jornada, ils étaient plus de 250 000 à écouter le discours du président ce dimanche. Pendant ce temps des centaines de personnes manifestaient devant le monument de la révolution à Mexico pour dénoncer les politiques menées par le président détaille El Universal. Des manifestants qui ont notamment gardé une minute de silence en hommage à la famille LeBaron qui a perdu neuf de ses membres lors d’une attaque perpétrée par des gangs armés début novembre.