Donald Trump: «Les Kurdes ne nous ont pas aidés en Normandie»

Samson, Valérie, Agences, AFP, Reuters
/ JONATHAN ERNST/REUTERS

La communication du président américain sur l’opération militaire turque dans le Nord de la Syrie est à l’image de ses prises de position des derniers jours: imprévisible et erratique.

Après avoir multiplié ces derniers jours les annonces les plus contradictoires sur un retrait des forces américaines dans le Nord de la Syrie, qui ont laissé le champ libre à l’opération turque à laquelle le monde assiste actuellement, Donald Trump a semblé dérouler toute la journée de mercredi le fil d’une communication de plus en plus improvisée et erratique. Petit florilège:

«Les Kurdes se battent pour leur terre, il faut que vous compreniez», a par exemple expliqué le président républicain depuis la Maison Blanche. Affirmant s’appuyer sur un article «très puissant», vraisemblablement publié par le site Internet conservateur Townhall, il a développé son argumentaire: «Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ne nous ont pas aidés en Normandie, par exemple». «Nous avons dépensé énormément d’argent pour aider les Kurdes, que ce soit en munitions, en armes, ou en argent». «Ceci étant dit, nous aimons les Kurdes», a-t-il conclu.


Interrogé sur le sort des prisonniers de l’Etat Islamique qui risquent d’échapper des prisons kurdes suite au retrait américain et à l’invasion turque, Donald Trump a répondu avec le plus grand détachement: «Ils vont aller en Europe. C’est là qu’ils veulent aller. Ils veulent rentrer chez eux. Mais l’Europe n’a pas voulu que nous leur rendions. Nous aurions pu les leur retourner. L’Europe aurait pu les traduire en justice, ils auraient pu en faire ce qu’ils voulaient, mais ils ne l’ont pas voulu.»


Selon Fox News, Trump aurait dit à des journalistes mercredi que les djihadistes étaient de «très mauvaises personnes qui devraient retourner en Europe». «Nous avons dit à plusieurs pays: on aimerait que vous repreniez vos gens. Personne n’en veut, ils sont méchants», aurait-il déclaré, ajoutant que «peut-être que les Kurdes (...) ou (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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