Donald Trump, le forcené de la Maison-Blanche

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Jusqu’aux derniers jours de son mandat, Donald Trump aura réussi à choquer la planète. Il est désormais menacé d’éviction.

Le Capitole est attaqué, mais, à la Maison-Blanche, c’est le calme plat. En cet après-midi du mercredi 6 janvier, la «West Wing», l’aile ouest, épicentre du pouvoir, est désertée. La plupart des membres du cabinet présidentiel sont prudemment restés chez eux, «en télétravail ». La peur de la colère du boss plutôt que celle du Covid. «Ils savaient qu’il allait être de très mauvaise humeur, même si personne n’avait prévu la tournure des événements», raconte un témoin. Autour de Donald Trump, il n’y a donc guère que sa fille, Ivanka, son chef de cabinet, Mark Meadows, et quelques conseillers techniques. Tous l’implorent de faire «quelque chose». Mais Trump refuse. Il regarde la télévision dans son «study», cette salle à manger contiguë au bureau Ovale, où il se retire souvent. Face au carnage, il jubile.

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Des élus républicains, coincés au Congrès, l’appellent au secours; mais il ne veut pas les prendre au téléphone. La seule chose qui l’intéresse, ce sont ses supporteurs («my people», comme il dit). Ceux qui prennent sa défense, qui se battent pour lui et qui, contre toute évidence, «ne peuvent pas être violents» car leur cause serait juste: «On m’a volé mon élection!» répète Donald Trump. Il est tellement hors de lui qu’un conseiller, pourtant loyal, dira plus tard: «Ce jour-là, il s’est transformé en monstre.»

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Pour Donald Trump, assumer un échec est «psychologiquement impossible », analyse Mary Trump, sa nièce et ennemie. La «famille» est adepte de la théorie de la pensée positive. Dans ce contexte, la défaite « ne peut pas exister », dit-elle. Et pour lui, ce serait même comme se faire hara-kiri(...)


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