Donald Trump ajoute une dizaine de sociétés chinoises à sa liste noire commerciale

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Même à quelques semaines de son départ de la Maison Blanche, pas question pour Donald Trump de relâcher les pressions commerciales sur la Chine. Son administration est sur le point d'ajouter des dizaines d’entreprises chinoises à sa liste noire commerciale. Ces sociétés, dont le géant des cartes à puces SMIC, vont se voir privées d 'accès aux technologies américaines et ne pourront plus bénéficier de capitaux américains. Coté chinois, le gouvernement dénonce des sanctions injustifiées.

De notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Ces dernières salves de mesures de l’administration Trump sont redoutées par Pékin qui par la voix du porte-parole de la diplomatie chinoise a condamné ce vendredi 18 décembre ce qu’il qualifie de «répression» «sans fondement» des entreprises chinoises. La Maison Blanche vise une nouvelle fois là où ça fait mal : le secteur des hautes technologies, vital pour le développement de la deuxièmes économie du monde.

Après Huawei et ZTE, c’est donc SMIC qui est accusé par Washington d’entretenir des liens avec l’armée populaire de libération. Le champion chinois des semi-conducteurs a démenti l’accusation lorsqu’il a été ajouté le mois dernier à la liste noire du département de la défense aux États-Unis, interdisant aux investisseurs américains d’acheter ses actions. Cette fois il s’agit donc d’une inscriptions sur une liste de restrictions commerciales, ou selon les sources de l’agence Reuters SMIC pourraient être rejoint par une douzaine d’entreprises chinoises.

Ces menaces ont été peu mentionnés dans les journaux du soir en Chine, la presse d’état préfère évoquer la clôture de la Conférence centrale sur le travail économique ou les progrès réalisés dans les négociations commerciales sino-européennes. Si toutefois ces menaces entraient en vigueur elles seraient suivies de contre-mesures, assure Pékin.