Le don du sang restreint à cause du virus du Nil qui sévit dans le sud de la France

Laurence Voyer
Le West Nile, aussi appelé virus du Nil occidental, est transporté par des oiseaux migrateurs. Il est transmis à l’homme par l’intermédiaire des moustiques Culex

Transmis par les moustiques, le virus du West Nile, aussi appelé virus du Nil occidental, entraîne des restrictions de don du sang pour les personnes qui séjournent dans le sud de la France.


En trente ans, cela ne lui était jamais arrivé. Le 19 octobre, Annie n’a pas pu donner son sang comme elle le fait très régulièrement au centre Crozatier, dans le XIIe arrondissement de Paris. Explication : il y a trois semaines, elle a passé un week-end… à La Ciotat (Bouches-du-Rhône). « Je suis habituée à ce genre de mesures quand je reviens de pays lointains comme l’Indonésie, à cause du risque de paludisme, mais là j’ai été très surprise », fait-elle remarquer.

L’explication ? Depuis la mi-octobre, une mesure de prévention a été prise par les autorités sanitaires. « Toutes les personnes ayant séjourné au moins une nuit dans les Alpes-maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Pyrénées-Orientales, mais aussi Monaco, ne peuvent pas faire de don pendant 28 jours », précise l’Etablissement français du sang (EFS). Il s’agit d’une mesure de précaution pour éviter de contaminer des receveurs avec le virus du West Nile (aussi appelé fièvre du Nil occidental).

20 cas détectés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Cette maladie est transmise par le moustique Culex et sévit actuellement dans le sud de la France. Selon l’agence Santé publique France « 20 cas ont été détectés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, essentiellement dans les Alpes-Maritimes, de Nice au Cannet. » Une personne a développé suite à ce virus une maladie neurologique.

Car le virus du West Nile est loin d’être anodin. Si dans la plupart des cas, les patients n’ont pas du tout de symptômes ou souffrent d’un syndrome grippal classique avec fièvre, douleurs et maux de têtes, « il existe également des formes sévères », fait remarquer le professeur François Bricaire, infectiologue à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpétrière (AP-HP). Il s’agit alors de complications neurologiques graves.

Pour comprendre la (...)

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